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French/Texts/Advanced/Le Comte de Monte-Cristo
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Introduction et Contexte
The Count of Monte Cristo is an adventure novel by the French writer Alexandre Dumas. It was serialised from 1844 to 1846, then published in book form in 1846.
The novel is set in France, Italy, and islands in the Mediterranean Sea during the historical events of 1815–1839, the era of the Bourbon Restoration through the reign of Louis Philippe I. It begins on the day when Napoleon left his first island of exile, Elba, beginning the Hundred Days period of his return to power. The historical setting is fundamental to the narrative. The Count of Monte Cristo explores themes of hope, justice, vengeance, mercy and forgiveness.
It follows the life of Edmond Dantès, a young sailor who is falsely accused of treason, and imprisoned in the prison Château d’If. There, he meets Abbé Faria, who educates him and reveals the location of a hidden treasure on the island of Monte Cristo. After escaping, Dantès recovers the treasure, and transforms himself into a wealthy and enigmatic nobleman.
Under the identity of the titular Count of Monte Cristo, he enters high society in Paris and begins a calculated plan of revenge against those who betrayed him, including Danglars, his former ship's supercargo; Fernand, the cousin and suitor of his fiancée; and Villefort, the crown prosecutor who ensures his imprisonment to protect his own career. In the end, he abandons complete devotion to revenge, seeks redemption, and departs with his former slave and lover Haydée, leaving others to confront the consequences of both their actions and his.
Vocabulaire
Chapitre 1: Le Château d'If
Deux gendarmes se placèrent, l’un à droite, l’autre à gauche de Dantès ; on ouvrit une porte, on sortit et l’on suivit quelque temps un de ces grands corridors sombres qui font frissonner ceux-là qui y passent, quand même ils n’ont aucun motif de frissonner.
Après nombre de détours, Dantès vit s’ouvrir une porte avec un guichet de fer ; un gendarme frappa, avec un marteau de fer, trois coups qui retentirent pour Dantès comme s’ils étaient frappés sur son cœur ; la porte s’ouvrit, les deux gendarmes poussèrent légèrement leur prisonnier, qui hésitait encore. Dantès franchit le seuil redoutable, et la porte se referma bruyamment derrière lui. Il respirait un autre air, un air méphitique et lourd : il était en prison.
Vers les dix heures du soir, un bruit se fit entendre, qui lui parut se diriger vers sa chambre : en effet, des pas retentirent dans le corridor et s’arrêtèrent devant sa porte ; une clef tourna dans la serrure, les verrous grincèrent, et la massive barrière de chêne s’ouvrit, laissant voir tout à coup dans la chambre sombre l'éblouissante lumière de deux torches.
À la lueur de ces deux torches, Dantès vit briller les sabres et les mousquetons de quatre gendarmes. On le fit sortir.
Une voiture attendait à la porte de la rue, le cocher était sur son siège.
— Est-ce donc pour moi que cette voiture est là ? demanda Dantes.
— C’est pour vous, répondit un des gendarmes, montez.
Dantès voulut faire quelques observations, mais la portière s’ouvrit, il sentit qu’on le poussait ; il n’avait ni la possibilité ni même l'intention de faire résistance, il se trouva en un instant assis au fond de la voiture, entre deux gendarmes ; les deux autres s’assirent sur la banquette de devant, et la pesante machine se mit à rouler avec un bruit sinistre.
Bientôt on arriva au port. On marcha vers un canot qu’un marinier de la douane maintenait près du quai par une chaîne. Les soldats regardèrent passer Dantès d’un air de curiosité hébétée. En un instant il fut installé à la poupe du bateau, toujours entre ces quatre gendarmes. Une violente secousse éloigna le bateau du bord, quatre rameurs nagèrent vigoureusement.
Quelque temps après un choc violent ébranla le canot. Un des bateliers sauta sur le roc que la proue de la petite barque venait de toucher, une corde grinça en se déroulant autour d’une poulie, et Dantès comprit qu’on était arrivé et qu’on amarrait l’esquif.
On attendit là dix minutes à peu près. On semblait attendre des ordres ; ces ordres arrivèrent.
— Où est le prisonnier ? demanda une voix.
— Le voici, répondirent les gendarmes.
— Qu’il me suive, je vais le conduire à son logement.
— Allez, dirent les gendarmes en poussant Dantes.
Le prisonnier suivit son conducteur, qui le conduisit effectivement dans une salle presque souterraine, dont les murailles nues et suantes semblaient imprégnées d’une vapeur de larmes. Une espèce de lampion posé sur un escabeau, et dont la mèche nageait dans une graisse fétide, illuminait les parois lustrées de cet affreux séjour ; et montrait à Dantès son conducteur, espèce de geôlier subalterne, mal vêtu et de basse mine.
— Voici votre chambre pour cette nuit, dit-il ; il est tard, et M. le gouverneur est couché. Demain, quand il se réveillera et qu’il aura pris connaissance des ordres qui vous concernent, peut-être vous changera-t-il de domicile ; en attendant, voici du pain, il y a de l’eau dans cette cruche, de la paille là-bas dans un coin : c’est tout ce qu’un prisonnier peut désirer. Bonsoir.
Et avant que Dantès eût songé à ouvrir la bouche pour lui répondre, avant qu’il eût remarqué où le geôlier posait ce pain, avant qu’il se fût rendu compte de l’endroit où gisait cette cruche, avant qu’il eût tourné les yeux vers le coin où l’attendait cette paille destinée à lui servir de lit, le geôlier avait pris le lampion, et, refermant la porte, enlevé au prisonnier ce reflet blafard qui lui avait montré comme à la lueur d’un éclair les murs ruisselants de sa prison.
Questions